Latin 6e

Présentation de l'enseignement de complément Langues et Cultures de l'Antiquité aux élèves de 6e

Objectifs

Pourquoi étudier la civilisation romaine ? La connaissance de la civilisation romaine permet de développer la culture générale. En effet, l'héritage antique est considérable. Savez-vous que l'Europe tire son nom d'un personnage de la mythologie ? Connaissez-vous bien le personnage d'Hercule si vous l'avez découvert dans le dessin animé de Walt Disney ? Le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui est plein de références culturelles à l'Antiquité. Celle-ci est partout présente dans notre société et dans notre mode de vie.

Pourquoi étudier la langue latine ? Comme la plupart des langues européennes, le français vient directement du latin : la connaissance de la langue latine développe donc une plus grande maîtrise de la langue française. Savez-vous que vous parlez latin tous les jours sans vous en apercevoir ? Ainsi, l'agenda sur lequel vous notez vos devoirs tire son nom du mot latin agenda qui signifie " ce qu'il faut faire " ! Savez-vous que c'est au dieu Jupiter (" Jovis " en latin), qui passait pour un joyeux luron, que nous devons l'expression " un rire jovial ". Ainsi, les leçons d'étymologie enrichissent le vocabulaire et les leçons de grammaire latine permettent de mieux construire les phrases en français.

Moyens

Le programme est étudié à l'aide d'un manuel qui propose une découverte progressive et méthodique. Tous les chapitres commencent par la lecture d'un texte et par l'étude d'une notion de langue. Suivent les exercices d'application. En début d'année, ce sont les héros légendaires, tels Romulus, qui permettent de relater les origines de Rome. Puis, les textes évoquent la vie quotidienne au temps des Romains. En fin d'année, vous irez à la rencontre des Dieux et des créatures mythologiques. Les illustrations du manuel (peintures, sculptures, architecture, mosaïques) introduisent toujours l'étude d'une notion de civilisation.

Engagement

Le programme de latin en 5ième doit satisfaire votre curiosité si vous vous êtes passionnés pour les civilisations antiques en cours d'histoire l'année précédente. Si vous choisissez l'option latin en 5ième, vous vous engagez pour les deux années du cycle central (2 heures / semaine en 5ième et 3 heures / semaine en 4ième). Il est possible d'arrêter le latin en fin de 4ième, mais l'approfondissement en classe de 3ième est fortement recommandé aux élèves les plus motivés qui ont un projet d'orientation bien défini (études supérieures de droit, de médecine, de langues, etc.). Nota bene : à l'examen du Brevet des Collèges, le latin, ça rapporte ! En effet, les points au-dessus de la moyenne comptent comme un bonus !

Qualités requises

Le latin n'est pas une discipline facile, mais c'est une discipline intéressante. Il faut montrer de la curiosité pour l'histoire (cours de civilisation) et du goût pour les mots (cours de langue). Par exemple, la traduction d'un texte demande un bon esprit d'analyse et de la finesse dans le choix de la formulation. Il faut avoir une méthode de travail rigoureuse et une bonne mémoire car les leçons doivent être apprises par cœur. Le mot studium résume bien sa situation du jeune latiniste : celui-ci doit montrer du goût pour les études.

Professeur de latin

Une initiation au latin est proposée par les professeurs de français au cours de l'année de 6ième. Pour l'essentiel, elle consiste en une découverte de l'étymologie (étude de mots français issus de racines latines). De la 5ième à la 3ième, les cours sont assurés par Monsieur Garreau.

Macte animo, generose puer, sic itur ad astra.

« Allez, courage, noble enfant, c'est ainsi qu'on s'élève vers les étoiles. »

Cette formule est une citation empruntée à Virgile (Ier siècle av. J.-C.), puis déformée par l'usage : « Macte nova virtute, puer, sic itur ad astra. » (Enéide, Chant IX, vers 641) Ce sont les paroles d'encouragement du dieu Apollon au jeune Iule (fils du héros Enée) qui participe pour la première fois à une bataille et peut ainsi atteindre la gloire. La formule « Macte animo » est utilisée par Stace (vers 40 ap. J.-C.), une fois dans la Thébaïde (VII, 280) et une fois dans les Silves (II, 95). Enfin, la réunion dans un même proverbe de « Macte animo » et de « generose puer, sic itur ad astra » fut opérée des siècles plus tard par Voltaire, puis reprise par Chateaubriand.


Dernière mise à jour : lundi 18 décembre 2017